Perte de vies humaines, violence et traitement inhumain de
personnes cherchant une protection internationale à la frontière hispano-marocaine

Date

Mon discours en séance plénière du Parlement européen, lundi 4 juillet

Qu'en est-il de la politique migratoire européenne ? Après les événements de Melilla, il faut dire : odieux, honteux et un peu : moyenâgeux. Rien ne justifie l'usage excessif de la force aux frontières extérieures de l'Europe, qui a causé la mort d'au moins 23 personnes sur les grillages de Melilla.

Une clôture montre en effet qu'il est déjà trop tard, que la coopération entre les États ou la population mondiale a massivement échoué sur certains points, raison pour laquelle - il faut bien le comprendre - des clôtures ont été érigées pour se "protéger" des personnes en quête d'une vie digne. Par-dessus tout, le droit d'asile est un droit inaliénable.

En outre, la formule "lutter contre les causes de l'exode" ne doit pas rester un slogan publicitaire, mais doit être traduite en actes par une politique climatique équitable et une politique commerciale juste. Des relations commerciales équitables se caractérisent par le fait que les deux parties sont mieux loties, que le gâteau est globalement plus grand.

Nous devons nous y tenir du côté européen et ne pas contrecarrer nos propres exigences en tant que plus grande puissance du marché. L'Europe doit entamer un dialogue avec des interlocuteurs démocratiques du côté africain. Ne pas fonder nos relations sur la charité et l'exploitation, mais défendre les valeurs européennes par le biais d'un commerce équitable, telle doit être notre approche commune.

Rendre la nécessité des clôtures obsolète, c'est ce que le massacre de Melilla, notamment, exige de nous en tant que communauté de valeurs européenne.

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